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Lévothyrox : nouvelle assignation contre Merck en Haute-Garonne pour fournir l'ancienne formule à 40 patients

Nous avons manqué nous étouffer en lisant cet article diffusé le 28 novembre 2017 par le Quotidien du Médecin.
Le Laboratoire Merck indique ne pas savoir (ni n'avoir le droit de savoir) qui sont les patients auxquels est prescrit le Levothyrox (lire fin de l'article ci-dessous) et donc, nous a envoyé une lettre recommandée avec accusé réception (le recommandé avec AR est toujours nominatif pourtant), afin que nous puissions le présenter dans nos officines. 

Donc, le laboratoire a outrepassé son droit et le nôtre en nous adressant ce courrier recommandé ? 

Nous rappelons à toutes fins utiles que les plaignants ont joint à leur assignation  : leur identité : nom, prénom, leur dosage de Lévothyrox et les coordonnées de leur pharmacie habituelle. Ce courrier recommandé était donc superflu, sauf à faire gagner du temps au laboratoire Merck, et faire attendre les 25 malades plus longtemps. 

 

L'équipe VNLO

 

 


Suite à la condamnation par le Tribunal de grande instance (TGI) de Toulouse des laboratoires Merck à délivrer l’ancienne formule du Lévothyrox (Euthyrox) à 25 patients qui en avaient fait la demande en Haute-Garonne, un autre TGI, toujours en Haute-Garonne (à Saint-Gaudens), examinera, le 4 décembre, la demande similaire d’environ 40 autres patients.

 

Mise à disposition nominative par Merck de l’Euthyrox

 

Dans le cadre de cette décision du TGI de Toulouse, les laboratoires Merck, comme ils l’indiquent au « Quotidien », « ont nommément envoyé un courrier recommandé à chacun des 25 patients concernés pour qu’ils puissent se fournir auprès de leur pharmacie en Euthyrox (l’ancienne formule du lévothyrox, N.D.L.R.). Ces patients devaient montrer à leur pharmacien ce courrier, avec leur ordonnance (suivant les conditions de prescription de l’ANSM, N.D.L.R.). Puis le pharmacien appelait un numéro vert demandant à Merck d’envoyer de l’Euthyrox pour ce patient spécifiquement. Et 48 heures plus tard, l’Euthyrox était disponible pour ce patient dans sa pharmacie. »

 

Merck fait appel

 

Merck a fait appel de ce premier jugement et attend actuellement la notification de l’audience de référé de Saint-Gaudens. « Nous ne savons pas (et n’avons pas le droit de savoir) qui sont les patients auxquels est prescrit le Lévothyrox, ni les pharmacies dans lesquelles ont été distribuées les boîtes d’Euthyrox que nous avons fait venir en France (suite à la décision de la Ministre de la santé de remettre à disposition l’ancienne formule N.D.L.R.). Il reste encore 20 000 boîtes d’Euthyrox dans les pharmacies françaises et nous en réimporterons 200 000 boîtes d’ici la fin de l’année. »

 

 


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