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Un nouveau concurrent français au Levothyrox en cours d’examen

La demande vient des Laboratoires Genevrier. Un avis devrait être rendu « début 2018 ».

Un nouveau concurrent français au Levothyrox, médicament controversé contre l’hypothyroïdie, est examiné par les autorités sanitaires, a annoncé vendredi l’Agence du médicament (ANSM).

 

« Il y a une demande d’autorisation de mise sur le marché qui est en cours d’examen, sous forme de capsule molle », a déclaré à la presse la directrice générale adjointe de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, Christelle Ratignier-Carbonneil, au siège de l’ANSM à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

 

Elle a précisé que cette demande venait des Laboratoires Genevrier, et que l’objectif était de rendre « un avis début 2018 ».

 

Situation de quasi-monopole

 

Le Levothyrox, du laboratoire allemand Merck, a soulevé une vague d’indignation de patients depuis l’été, nombre d’entre eux se plaignant d’effets secondaires après l’introduction d’une nouvelle formule en mars.

 

Ce médicament était alors en situation de quasi-monopole sur la lévothyroxine, prise par quelque trois millions de personnes en France. Et le Levothyrox a encore une part de marché écrasante, avec 90,5 % depuis mi-octobre.

 

Deux concurrents, le L-Thyroxin Henning du français Sanofi et le L-Thyroxine (gouttes) du belge Serb, ne pèsent que 7,2 % et 1,8 % respectivement.

 

L’ancienne formule du Levothyrox, réclamée en justice par certains patients, vendue sous le nom d’Euthyrox (Merck), n’est prescrite que dans des cas exceptionnels (0,5 %).

 

De plus, un générique, le Thyrofix du laboratoire suisse Unipharma,déjà commercialisé en Grèce et aux Pays-Bas, est disponible depuis mercredi.

 

« Le paysage commence à se diversifier […] et notre objectif est de sortir de la situation délicate qui existe sur l’offre de lévothyroxine, de cette situation de crise », a précisé Mme Ratignier-Carbonneil.

 

Une analyse des des 14 décès de patients en cours

 

L’ANSM a rappelé, comme l’avait indiqué mardi la ministre de la Santé Agnès Buzyn, qu’une analyse complète de 14 décès signalés de patients traités au Levothyrox était en cours.

 

Ses résultats doivent être présentés le 30 janvier lors d’un « comité technique de pharmacovigilance », et rendus publics dans les jours suivants.

 

Mme Buzyn avait indiqué mardi qu’il n’y avait « pas de lien établi » entre le Levothyrox et ces décès de « personnes très âgées, avec beaucoup de pathologies et qui prenaient beaucoup de médicaments ».

 

 

Source : Le Parisien 8 décembre 2017