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REVUE DE PRESSE - Verdict Toulouse le 11 janvier 2018

Difficile de se défendre pour les malades Victimes des Effets Indésirables du Nouveau Levothyrox.

Nous avons participé à l'audience, voici ce que demande l'Avocat de Merck, Me Robert :

 

Des certificats médicaux des médecins prouvant que les malades ont bien subit des Effets Indésirables. Alors que le Conseil de l'Ordre des Médecins a envoyé à tous les médecins un courrier leur demandant de ne pas certifier d'effets indésirables chez leurs patients qui ne soient pas constaté par un examen médical : 

  • Comment constater : des maux de tête, des vertiges, une diarrhée etc ?
  • Comment faire avec les personnes qui ont des effets indésirables sans variation de TSH ?
  • Comment constater des problèmes articulaires sans des radiographies (qui ne révèlent parfois  rien) ? 


L'autre raison évoquée par l'avocat de Merck :

 

Les malades ne prouvent pas qu'ils n'ont pas pu obtenir d'Euthyrox dans les pharmacies. 

Même s'il est peu commun et pas du tout habituel de demander à son pharmacien une attestation de non disponibilité du médicament... Or, la justice, elle juge sur preuve. Pas de preuve, pas verdict positif pour les plaignants.  

La Messe est dite. 

Et le VNLO va continuer de se battre... mais autrement.

 


AFP, publié le jeudi 11 janvier 2018 à 09h59

Un juge des référés du TGI de Toulouse a débouté mercredi des patients souffrant d'effets secondaires de la nouvelle formulation du Levothyrox, qui réclamaient que le laboratoire Merck leur fournisse en urgence l'ancienne formule du médicament, a indiqué l'avocat des plaignants.

Cette décision, qui concerne 23 patients a été prise parce que la justice, a considéré qu'il y avait eu "une introduction d'Euthyrox sur le territoire français" et que de ce fait "il n'y avait pas de défaut d'approvisionnement", a précisé Me Jacques Lévy à l'AFP.

Le 26 décembre, le tribunal de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) avait déjà débouté une quarantaine de patients, en arguant de "l'existence de substituts", de la "mise sur le marché" par le laboratoire "de 218.080 boîtes" et sur "l'absence de certificats médicaux sur les effets néfastes" du médicament.

En revanche, le juge des référés de Toulouse, avait condamné le 14 novembre le laboratoire à fournir "par le biais des circuits de distribution et de commercialisation, sans délai" le produit ancienne formule aujourd'hui dénommé Euthyrox à 25 patients de la Haute-Garonne. 

Merck a fait appel de la condamnation toulousaine, qui était assortie d'une astreinte de 10.000 euros par jour et par infraction constatée. 

POUR INFO : la photo jointe à l'article ci-dessus n'est pas une photo de l'ancien Levothyrox avec Lactose comme indiqué dans la balise ALT de l'article ci-dessus, mais c'est une photo du nouveau Levothyrox. 

VOICI UNE BOITE DE L'ANCIEN LEVOTHYROX AVEC LACTOSE

Différences : LE LOGO DE MERCK SERONO

LE PAPILLON N'EST PAS LE MEME NON PLUS


Autres articles dans les médias

LCI titre : Retour du Levothyrox ancienne formule : pas de préjudice d'anxiété reconnu pour les patients 

Parfait... sauf que c'est pas ce que nous demandions LE PREJUDICE D'ANXIETE.

 

Nous avons fait une assignation heure à heure pour pouvoir "bénéficier" d'une boite de trois mois d'Euthyrox allemand sous délai de 48 h puisque qu'il est toujours livré au compte goutte. 

100.000 boites avec 8 dosages différents à se partager entre 22.000 pharmacies... Sortez vos calculettes. 

 

Le préjudice d'anxiété n'est pas le problème dans ce verdict. Le problème, c'est que certains malades n'ont toujours pas d'Euthyrox allemand. 

 

QUE FAUT IL FAIRE POUR OBTENIR UNE BOITE DE TRAITEMENT EUTHRYOX ?


"90 % des malades n'ont aucun problème avec le nouveau Levothyrox" dit le fabricant

Ca veut dire que 10 % ne le supportent pas et 10% de 3 millions ca fait 300.000 malades !!!

Nouvel épisode dans le feuilleton du Levothyrox. Un juge des référés du tribunal de Toulouse a débouté, ce jeudi, 23 patients qui souffrent d'effets secondaires de la nouvelle formule du médicament qui soigne les malades de la thyroïde. "La justice a considéré qu'il y avait eu une introduction d'Euthyrox sur le territoire français et que de ce fait il n'y avait pas de défaut d'approvisionnement" a expliqué l'avocat des patients Me Jacques Lévy. Une quarantaine d'autres patients avaient déjà été déboutés le 26 décembre par le tribunal de Saint-Gaudens.

Rencontre avec Thierry Hulot, le président des activités commerciales France du laboratoire Merck.

 

Le juge des référés de Toulouse a débouté 23 patients qui assignaient votre laboratoire. Que pensez-vous de cette décision ?

Elle est logique et fondée. La justice a estimé, contrairement aux plaignants, que l'offre d'Euthyrox en pharmacie ne souffrait d'aucun "défaut d'approvisionnement" et n'avait donc pas provoqué un quelconque "préjudice d'anxiété". Nous avons, en décembre, à la demande des autorités sanitaires, mais aussi suite à l'obligation que nous nous sommes vus infliger par le tribunal civil de Toulouse, remis plus de 200 000 boîtes de Lévothyrox ancienne formule sur le marché français. Donc, nous avons répondu à nos obligations et la justice l'a reconnu.

 

Comment se fait-il, alors, que de nombreux patients déplorent de ne pas pouvoir obtenir ce médicament dans leur pharmacie ?

C'est un problème de répartition qui a créé cette situation. D'ailleurs, sur les 200 000 boîtes remises dans le circuit, seules 40 0000 ont été délivrées. C'est bien la preuve, ce qu'a considéré la justice, que l'ancienne formule est en suffisance par rapport à la demande.

 

Pour quelle raison la formule du médicament a été modifiée ?

Il s'agissait de la demande de l'Agence de santé. Elle souhaitait, à raison, qu'une nouvelle génération, stable, c'est-à-dire qui ne s'altère pas dans le temps et soit donc toujours efficace, soit commercialisée. A part Merck, tous les laboratoires ont préféré se retirer plutôt que d'investir dans la mise au point d'une nouvelle molécule. Nous, nous sommes restés et avons consacré 32 millions d'euros à ce travail de recherche et de production de ce nouveau médicament.

 

Vous n'auriez donc aucune responsabilité dans cette affaire ?

Nous avons fait ce que nous ont demandé les autorités sanitaires. Il n'y a rien d'occulte et nous ne retirons aucun intérêt de cette affaire. Bien au contraire ! 

 

Pourquoi ce nouveau médicament provoque-t-il de graves troubles chez de nombreux patients ?

Comme pour tout médicament, il peut y avoir des effets indésirables ressentis par des patients. Les chiffres attestent que 90% des malades prenant le nouveau Lévothyrox n'ont aucun problème. Cela fait malheureusement partie du jeu. Nous comprenons cependant la difficulté rencontrée par ces malades. Il ne faut pas les ignorer et tout mettre en oeuvre pour les faire disparaître.

 

Pourquoi, alors, le ministère de la Santé vous a demandé de remettre l'ancienne molécule sur le marché ?

D'abord parce que cette affaire prenait les  allures d'un scandale et que la justice, qui est libre et que nous respectons, nous l'a ordonné. C'est d'ailleurs la preuve que nous avons encore ce médicament ailleurs, dans d'autres pays, et qu'il aurait été plus simple pour nous de le laisser en vente. Nous aurions évité toutes ces histoires et cela nous aurait coûté moins cher. C'est la preuve qu'il n'y a pas de complot, de vérité cachée de notre part, comme certains le disent.

 

Comment pensez-vous  faire disparaître ces troubles ?

Il s'agit de mettre en place pour ces patients un vrai suivi médical avec leur médecin. A terme, nous savons que bon nombre de cas pourront ainsi être solutionnés, comme c'est toujours le cas avec n'importe quel autre médicament.

 

Cette affaire montre que les patients, et les consommateurs en général, ne veulent plus être ignorés, veulent être informés et écoutés lorsqu'il s'agit de leur proposer un nouveau médicament, un nouveau produit. Non ?

Il y aura un avant et après Lévothyrox. La société a changé. Nous sommes dans un monde de communication où chacun veut savoir, ne veut plus être un consommateur soumis à la décision des autres. On doit tenir compte de cela. Mais au final, que chacun sache que la volonté d'un laboratoire pharmaceutique est, certes de gagner de l'argent, mais aussi de répondre à un besoin de soins".

 

LA DEPECHE ! 11/01/2018