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Communiqué du 6 mars 2018 du Docteur Nicolas Bouvier

Nous y voici désormais. Un magistrat instructeur vient d’être nommé. Conformément à l’article 81 du code de procédure pénale : ‘’ Le juge d'instruction procède, conformément à la loi, à tous les actes d'information qu'il juge utiles à la manifestation de la vérité ‘’.

Cette instruction judiciaire va donc être intéressante.

Les grands professeurs de médecine auréolés de leurs titres parisiens ou de leur prestige universitaire, tous au demeurant fonctionnaires de la république payés par les impôts des françaises et des français, nous ont asséné dans la presse, pendant des mois, leur vérité : celle du nocebo, celle que tout cela n’était qu’imagination, plaintes infondées de patientes selon eux hystériques qui perturbaient la tranquillité de l’ordre médical bien établi. Merck en a payé beaucoup pendant de nombreuses années. Il ne le mentionnait pas quand leur conscience les incitait à se manifester dans les médias. Sans doute étaient ils à ce moment là frappé d’amnésie, peut être la préfiguration de troubles indiquant la nécessitant de les inciter à prendre rapidement leur retraite.

Le conseil de l’ordre des médecins français refusait malgré ma demande, de s’associer à la plainte que j’avais déposée pour connaitre la vérité sur les causes des troubles graves présentés par des milliers de patients.

Un médecin me menaçait de contrôle de l’assurance maladie si je ne me taisais pas. J’ai enregistré son appel téléphonique. Il est édifiant.

Des laboratoires de toxicologie de deux CHU m’ont refusé les analyses des lots de médicaments suspects.

J’ai écouté et vu de nombreux malades. J’ai rencontré des journalistes nationaux et régionaux honnêtes qui souhaitaient, malgré les pressions de leurs employeurs, connaître la vérité sur ce qui s’était passé. J’ai enquêté en relation avec les personnes qui pouvaient me fournir les éléments nécessaires à mes investigations et j’ai transmis à mes avocats, les fruits de ce travail qui a duré 6 mois. Des éléments solides, clairs et accablants sont désormais rassemblés.

Il reste donc désormais à poursuivre l’effort devant le magistrat et à faire connaître les données recueillies.

Comme médecin, j’ai été victime d’une tromperie. Je n’ai pas vocation à prescrire des médicaments qui nuisent à la santé des malades que je soigne. Je demande aux laboratoires pharmaceutiques de me garantir la qualité des médicaments qu’ils me disent être susceptibles d’être commercialisés sur le territoire français. Je ne suis pas partisan d’être soumis au nivellement par le bas de la santé de mon pays, nivellement qui est organisé par une administration qui supprime toujours plus de postes, ferme toujours plus d’hopitaux, dévalorise le travail des professionnels de santé en leur mettant sur le dos toujours plus de normes ou de paperasses, s’inscrit dans une logique toujours plus financière et de moins en moins humaine et qualitative, ignore totalement les réalités du terrain, gaspille des fonds dans des projets fumeux et n’écoute que les voix de ceux qui font partie de son réseau d’influence ou de serviteurs zélés.

L’instruction judiciaire est redoutée par Merck. Il a donc fait appel à un cabinet international d’avocats. Ils sont des dizaines de professionnels du droit pour défendre ce mastodonte.

Mais, il se trouve que la voix des patients anonymes que l’on a essayée d’étouffer durant presqu’un an, ces morts que l’on cache, tout ces cris de souffrance vont sortir de l’ombre.

La clameur de la vérité balaye toujours le vil murmure du mensonge.

Les avocats de Merck ne suffiront donc pas.

Courage à toutes et à tous

A bientôt

 

Dr Nicolas Bouvier