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Réunion Publique Levothyrox Béziers le 11 mars 2018

L'Equipe bénévole du VNLO (Victimes du Nouveau Levothyrox Occitanie) était présente au côté de Franck Maucci le 11 mars 2018 à Béziers. 

 

Une fois de plus, le constat est terrible... Sur 130 malades présents, une petite dizaine seulement a fait sa déclaration en pharmacovigilance. 

 

Sylvie Chéreau, fondatrice du VNLO a dû expliquer pourquoi cette déclaration était d'une importance capitale. 

 

Merci à Franck Maucci pour l'organisation de cette réunion. 

 

Pour en savoir plus sur Franck, relire cet article 


Une centaine de personnes a assisté à une réunion publique, ce dimanche 11 mars.

"Qui a rempli le formulaire de déclaration d'événements indésirables liés aux médicaments ?” À la question posée par Sylvie Chereau, présidente et fondatrice du Collectif des Victimes du Nouveau Levothyrox®, quelques mains se lèvent. Moins de dix, sur la centaine de personnes présentes, ce dimanche, à la réunion publique organisée par Franck Maucci.

L'objectif du Biterrois et de la Toulousaine, dont l'association est parrainée par l'ancienne championne de ski Marielle Goitchel, est d'informer et conseiller ceux qui ont souffert du changement de formule de ce médicament prescrit contre les problèmes de thyroïde.

L’association des victimes évoque un nouveau scandale sanitaire

Comment peut-on substituer la composition d’un médicament à l’insu des malades ? Les enjeux économiques ont-ils prédominé ? Y a t-il eu des conflits d’intérêt ? Les malades ont-il joué les cobayes ? C’est à ces questions que l’action juridique entamée par le CVNL, représentée par l’avocat Me Levy, entend confronter les responsables, fabricant du Lévothyrox®, mais aussi ministère de la Santé, Agence nationale du médicament et même l’Europe.

"Au début nous avons intenté un référé pour que l’on nous délivre des boîtes de l’ancien Levotyhrox®. Aujourd’hui, comme par hasard, un nouveau médicament venant d’un autre laboratoire est disponible ; Notre première victoire aura été de faire cesser le monopole de Merck sur ce médicament !".

Comme les autres malades, Sylvie Chereau a vécu la souffrance et la fatigue extrêmes, à partir de l'été 2017. Puis le long chemin de croix de docteurs en spécialistes, avant de pouvoir mettre une cause sur ses troubles. Enfin la découverte d'un témoignage de l'actrice Anny Duperey et surtout qu'ils étaient des milliers en France à vivre le même calvaire.

"La justice n'a que faire de vos

souffrances et de vos états d'âme"

Fin 2017, commence alors le début d'un combat juridique qui s'annonce très long. “Et il passe d'abord par cette déclaration à récupérer auprès de l'Agence nationale de sécurité du médicament, mais qui ne s'empresse pas de le fournir, explique Sylvie Chereau. Il faut l'envoyer à la Pharmaco Vigilance, un organisme privé et indépendant”.

Première étape indispensable. “Il est impératif ensuite de tout consigner sur des pièces écrites, chaque visite, chaque diagnostic des médecins, quand ils acceptent d'en faire un, ou leur refus de se prononcer, explique Franck Maucci. La justice n'a que faire de vos souffrances et de vos états d'âme, elle ne se base que sur des pièces”. Lui est parti seul, pour l'instant, dans son bras de fer contre le géant Merck, le fabricant du médicament.

Il a remporté une première victoire en janvier, en référé devant le tribunal de Béziers qui a ordonné une expertise médicale. “Nous vous conseillons de demander à votre médecin de vous prescrire des analyses hépatiques, rénales et de l'acide homovanillique. Afin de pouvoir les comparer avec les anciennes. Pour démontrer la relation de cause à effets”, ajoutent les intervenants. Des citoyens lambda, projetés dans un combat qui les dépasse, à leur corps défendant : “Nous ne sommes ni juristes, ni médecins, et nous recevons des appels à l'aide de toute la France”.

Source Midi Libre - Béziers le 12/03/2018