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Levothyrox. L’ANSM dément un « conflit d’intérêts » avec Merck

L’Agence du médicament a publié un droit de réponse suite à un article du site « Les Jours » qui révélait un possible conflit d’intérêts entre l’un de ses dirigeants et le laboratoire Merck, fabriquant du Levothyrox. L’ANSM se défend et affirme que la loi a été respectée.

L’affaire du Levothyrox se poursuit. L’Agence du médicament (ANSM) a démenti mercredi 21 mars tout « conflit d’intérêts » pour un de ses dirigeants dans l’évaluation du Levothyrox. Ce médicament contre l’hypothyroïdie est très controversé après une vague spectaculaire d’effets secondaires, suite à un changement dans la formule.

L’ANSM a publié un droit de réponse à un article du site internet d’information Les Jours, publié le 28 février et intitulé « Lévothyrox : conflit d’intérêts entre Merck et l’Agence du médicament ».

Droit de réponse de @ansm suite à la parution sur le site @Lesjoursfr de l’article intitulé « : conflit d’intérêts entre Merck et l’Agence du médicament » de @AuroreGorius http://ow.ly/vbMz30j516p 

Un ancien du laboratoire Merck

Ce papier avait révélé que Philippe Lechat, ancien directeur de l’évaluation des médicaments de l’Afssaps (devenue ANSM) avait travaillé pour le laboratoire Merck, fabricant du Levothyrox. Une information nuancée par l’agence du médicament qui souligne « que Philippe Lechat n’a jamais travaillé pour le compte du laboratoire Merck au sujet du Levothyrox ».

« Il a en réalité mené une étude clinique destinée à ce laboratoire sur un autre médicament - le Bisoprolol - qui est préconisé pour traiter l’insuffisance cardiaque. Il n’y a ainsi aucun lien entre cette spécialité et le Levothyrox », selon l’ANSM.

Respect du délai de carence

Selon l’institution, aucune infraction à la loi n’a été commise. Le professeur Lechat a quitté le laboratoire Merck en 2004 mais n’a traité avec lui pour le compte de l’Agence qu’en 2012. Le « délai de carence de cinq ans » a donc pu s’écouler.

Pour rappel, le Levothyrox détenait jusqu’en 2017 un quasi-monopole en France sur les traitements contre l’hypothyroïdie, pris par quelque trois millions de malades. Mais après un changement de formule demandé par l’ANSM pour le rendre « plus stable », de très nombreux patients ont commencé à se plaindre d’effets secondaires. Depuis, 500 000 d’entre eux ont abandonné ce médicament, selon les autorités sanitaires,