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Fabienne témoigne des effets délètères du Nouveau Lévothyrox

Bonjour, je me prénomme Fabienne, j'ai 61 ans et n'ai plus de Thyroïde depuis 2009.

 

Le 23 mai lors de ma demande de renouvellement du Levothyrox, la pharmacienne m'a signalé un changement d'emballage uniquement.

 

Dès le mois de juin j'ai commencé à avoir mal à la tête, des palpitations cardiaque, mal aux jambes, m'empêchant de faire ma marche quotidienne avec mes amies, des crampes interminables durant les nuits, des douleurs lombaires. Je ne m'endormais que vers les 4 ou 5 h du matin et de fait était très très fatiguée. Moi qui suis d'habitude si active, aimant jardiner, j'ai tout laissé tomber n'ayant plus de force.

 

Par hasard, j'ai lu sur internet un article sur la modification de ce médicament que je prenais depuis 25 ans. J'ai donc rendu visite à mon médecin, bien qu'il m'ait dit ne pas être informé, à quand même bien voulu m'écouter et m'a prescrit une prise de sang, tout en me prescrivant un médicament pour mes douleurs aux jambes et un anxiolytique pour mes palpitations cardiaques.

 

Il était en congés quand j'ai voulu lui faire lire les résultats d'analyses et c'est son confrère qui m'a reçue. "Vos analyses sont normales et vous êtes dépressive madame, je vais vous soigner pour la dépression !"

 

Sur ce, j'ai envoyé ces analyses à mon endocrinologue de Lourdes, qui m'a répondu un mois plus tard, "vos analyses sont normales, référez-vous au site français d'endocrinologie !" Autrement dit, circulez, il n'y a rien à voir !!! Je me souviens qu'en Août, j'ai eu une grave dispute avec mon beau fils pour des broutilles, j'ai fait ma valise et j'ai pris la route, perdue, en colère, ne sachant où aller et j'ai atterrie chez ma mère à 150 kms de chez moi. Des sautes d'humeur, j'en ai eu plusieurs, sans trop savoir pourquoi. J'aurais pu avoir un accident, causer un accident.

 

Le 14 septembre, je suis revenue voir mon médecin habituel qui m'a dit, et bien nous allons nous débrouiller seuls, je vais tenter de baisser le traitement. Malgré cela, mes symptômes sont restés les mêmes.

 

Nous sommes partis en vacances au Portugal. Mon conjoint me disait tout le temps d'aller en pharmacie chercher l'ancienne formule, je refusais systématiquement, pensant qu'il y avait bien une solution en France, que ce n'était pas possible de me laisser ainsi. Je n'ai pas profité de ces deux semaines, toujours sans dormir, toujours aussi fatiguée.

 

C'est en rentrant, le 5 octobre que j'ai regardé une émission télévisée et que j'ai entendu Annie Duperey.

 

J'ai vu un reportage sur une réunion et j'ai de suite, je ne sais pas pourquoi, retenu le nom de Maître Jacques Levy. C'est donc à 5h du matin que j'ai recherché sur internet le moyen de le joindre et que je lui ai adressé un mail. Mais comme mon mail ne lui parvenait pas, je l'ai appelé à 9h. Il m'a dit ceci : "dans un premier temps, faites votre déclaration à la pharmacovigilance, puis rejoignez le Collectif des Victimes du Nouveau Levothyrox en Occitanie et si vous voulez poursuive le Laboratoire Merck en justice, alors je vais vous communiquer les documents à me retourner". Ce que j'ai fait.

 

Le 9 octobre, je me suis rendue à ma pharmacie habituelle pour demander la date exacte de la prise du nouveau Levothyrox. Mon pharmacien (un ami pourtant) m'a répondu que nous étions toutes et tous des mythomanes. Il n'est plus mon pharmacien depuis !

 

 

Suite aux différents référés en justice, Toulouse, Saint Gaudens, j'ai pu obtenir l'Euthyrox Allemand, mais mes analyses ne sont toujours pas bonnes, je passe d'hyper à hypo, d'hypo à hyper. J'ai tenté de changer le traitement pour le L Thyroxin Henning de Sanofi, en vain. Nausées, vertiges, perte de connaissance, malaises, perte de 4 kg. J'ai donc repris l'euthyrox. J'étais dosée à 100mg depuis 25 ans, je suis aujourd'hui à 125 mg. J'ai retrouvé le sommeil, j'ai moins mal aux jambes, moins de crampes, moins de palpitations (mais toujours sous anxiolytique), j'ai refusé l'antidépresseur, mais je suis toujours fatiguée, envie de ne rien faire.

 

Tout me coûte, le ménage, le repassage, les repas, mais j'ai la chance d'avoir un conjoint qui me comprend, j'ai la chance, nous avons la chance de n'être plus seuls, nous avons la chance d'être dans ce collectif qui se bat pour tous. J'ai pu connaître Sylvie, Dominique, Marielle et puis Véronique, Germain et vous autres membres de mon bébé collectif. Je suis fatiguée, certes, mais j'ai suffisamment de force pour continuer la lutte !

 

Aujourd'hui, j'attends avec impatience l'arrivée du T Cap's, je suis consciente que mon corps va devoir de nouveau s'adapter, mais le jeu en vaut peut-être la chandelle, en tout cas je refuserai dorénavant tout médicament des Laboratoires Merck.‍



Si vous aussi vous voulez témoigner, envoyez nous votre histoire à vnloweb@free.fr en indiquant en object : Témoignage de Victime