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Eviter la catastrophe sanitaire

Une réunion d'information sur le Lévothyrox a eu lieu hier, à la Grande Halle, à l'initiative de Gérard Bapt. Aux côtés du député honoraire, étaient présents le docteur Vergnes, président de l'ordre des pharmaciens de la Haute-Garonne, Chantal L'hoir fondatrice de l'association française des malades de la thyroïde (AFMT), Sylvie Chereau du Collectif des Victimes du Levothyrox ainsi que Maîtres Bertella-Geffroy et Lévy, avocats.

 

Un rappel sur l'origine de cette affaire et de ses conséquences sur la santé a été fait, suivi d'un point sur la situation actuelle et sur l'indemnisation des victimes. Sept cents personnes se sont déplacées pour avoir des explications sur ce qui constitue un sérieux problème de santé publique.

 

Le Levothyrox est un médicament traitant les personnes souffrant d'une insuffisance thyroïdienne. La formule a été modifiée en mars 2017, sans information préalable, entraînant chez de nombreux patients des troubles graves (maux de tête, malaises, ennuis digestifs, perte de cheveux, prise de poids. etc).

 

Le retour à l'ancienne formule est longtemps demandé en vain, les plaintes affluent malgré une agence nationale du médicament (ANSM) qui se veut rassurante, les malades vont se fournir à l'étranger, les médias relaient leur colère si bien que depuis le 2 octobre, le médicament ancienne formule (importé d'Allemagne) réapparaît dans nos pharmacies mais en trop faible quantité et avec de nombreuses restrictions. Les intervenants ont exhorté les patients à effectuer sans délai une notification de leurs effets indésirables auprès de l'ANSM (signalement-santé.gouv.fr) de façon à démontrer aux pouvoirs publics l'ampleur réelle du problème. «On est probablement très loin des seulement 9000 cas annoncés» a dit Gérard Bapt. Pour ce qui concerne le volet de l'indemnisation, Les deux avocats expliquèrent de façon détaillée quels étaient les moyens d'action (pénal et/ou civil) dont disposaient les victimes. Maître Bertella indiquait qu'il était «primordial de juguler la crise avant qu'elle ne devienne une véritable catastrophe sanitaire».

 

C'est le message et le mot d'ordre donné lors de cette réunion publique à la Halle de l'Union en ce dimanche 8 octobre

860 participants venus parfois de loin pour comprendre ce qui leur arrive.

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