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Revue de Presse des 14/15 novembre suite au Verdict de l'audience de Toulouse

Levothyrox: Merck annonce l'importation de 200.000 boîtes supplémentaires de l'ancienne formule

Le PDG de Merck France Thierry Hulot a annoncé mardi à l'AFP l'importation, d'ici la fin de l'année, de quelque 200.000 boîtes supplémentaires de l'ancienne formule du Levothyrox, à la demande de l'agence du médicament, "pour accompagner plus longtemps" les patients qui en ont besoin.

Il a en outre annoncé son intention de faire appel de la décision du tribunal de grande instance de Toulouse qui a condamné mardi les laboratoires Merck à délivrer "sans délai" l'ancienne formule du médicament, l'Euthyrox, à 25 patients de Haute-Garonne qui se plaignaient des effets secondaires du nouveau Levothyrox.

Le Tribunal de grande instance de Toulouse a condamné ce mardi le laboratoire pharmaceutique Merck à fournir "par le biais des circuits de distribution et de commercialisation, sans délai, le produit ancienne formule" du Levothyrox à des patients de Haute-Garonne qui l'ont réclamé.

Ce lundi, une plainte a été déposée contre la ministre de la Santé et le ministre de l'Économie pour non-assistance à personne en danger, dans l'affaire du Levothyrox.

 


Luc Despontin, membre bénévole du Collectif VNLO (Victimes du Nouveau Levothyrox) est interrogé

A 6mn 51


 

Le podcast de l'émission

A écouter à 08:18 mn

C'est Sylvie Chéreau qui est interviewée 

 


Merck contraint d'importer l'ancienne formule du Levothyrox

Merck va faire appel de la décision d'un tribunal l'obligeant à fournir sans délai le Levothyrox ancienne formule à 25 patients. Il importera en outre 200.000 nouvelles boîtes avant la fin d'année.

Le tribunal de grande instance de Toulouse a condamné mardi le laboratoire pharmaceutique Merck à fournir « sans délai le produit ancienne formule » du Levothyrox à vingt-cinq patients de Haute-Garonne, qui souffraient « de graves troubles » après avoir pris  la nouvelle formulation de ce médicament.

Saisi en référé, le tribunal ordonne à Merck de fournir immédiatement, « par le biais des circuits de distribution et de commercialisation, le produit ancienne formule aujourd'hui dénommé Euthyrox avec une astreinte de 10.000 euros par jour et par infraction constatée ».

Pour Thierry Hulot, patron de Merck en France, cette décision de justice est « incompréhensible et le laboratoire va faire appel sur trois points ». Il conteste en effet qu'un juge civil puisse se substituer à l'Agence du médicament (ANSM) qui détient le pouvoir de police sanitaire en France. Par ailleurs, « ce même juge a pu constater qu'une boîte d'Euthyrox était disponible à la pharmacie proche du tribunal » poursuit le patron de Merck. Et cette dernière aurait affirmé que tous les patients disposant d'une prescription avaient, jusqu'à présent, pu être servis, et qu'il n'y avait pas eu de demande ces dernières semaines. Enfin, l'ANSM a confirmé que 40.000 boîtes d'Euthyrox étaient encore disponibles en France, ce qui permet de traiter environ 20.000 patients.

200.000 boîtes

Ces différents éléments sont, pour Merck, en contradiction avec la décision du juge. Toutefois, pour se plier à la décision du tribunal, il va « faire en sorte que chacun des vingt-cinq patients ait accès à l'Euthyrox dans la pharmacie de leur choix » a affirmé Thierry Hulot.

Enfin, en dépit du stock restant de 40.000 boîtes, Merck va, à la demande de l'ANSM, réimporter, d'ici à la fin de l'année, un second contingent de 200.000 boîtes d'Euthyrox pour que les patients puissent être servis une deuxième fois au cas où ils auraient besoin d'un temps supplémentaire d'adaptation.

Face à la colère des patients, l'ancienne formule de ce médicament prescrit à 3 millions de personnes en France pour traiter des pathologies thyroïdiennes a fait son retour dans les pharmacies françaises le 2 octobre. Tout en reconnaissant les effets secondaires chez certains patients, l'avocat de Merck avait souligné que la nouvelle formule avait à l'époque été exigée par l'Agence du médicament, qui déplorait le manque de stabilité du Levothyrox.

Catherine Ducruet


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Merck condamné à fournir l'ancienne formule du Levothyrox

La décision du Tribunal de grande instance de Toulouse ne concerne que 25 patients, mais elle pourrait faire jurisprudence, alors que plusieurs procédures restent en cours. Merck France va faire appel, mais a annoncé l'importation de 200.000 boîtes supplémentaires.

Le tribunal de grande instance de Toulouse a condamné mardi le laboratoire pharmaceutique allemand Merck à fournir «sans délai le produit ancienne formule» du Levothyrox, un médicament très répandu contre l'hypothyroïdie, à des patients du sud-ouest de la France qui l'ont réclamé. Il s'agit de la première décision de justice dans cette affaire. Les vingt-cinq malades de Haute-Garonne qui viennent d'obtenir gain de cause espèrent à présent qu'elle fera jurisprudence.


«C'est enfin une reconnaissance pour les patients», s'est félicitée Sylvie Chereau, la responsable du collectif Levothyrox, qui avait réclamé au nom de 90 patients qui se plaignaient de «graves troubles», la délivrance en urgence de l'ancien médicament. Cette décision civile ne concerne que 25 des 90 plaignants, le juge des référés de Toulouse s'étant déclaré incompétent pour les 65 patients résidant à l'extérieur du département de Haute-Garonne.

«C'est une première brèche! Locale, certes, mais on peut espérer qu'elle fera jurisprudence», a salué Béate Bartès, présidente de l'association Vivre sans thyroïde, voyant dans ce jugement «une véritable bouffée d'air pour les malades». «C'est une première. On ne s'y attendait pas», a renchéri Chantal L'Hoir, fondatrice-présidente de l'Association française des malades de la thyroïde (AFMT), car, dit-elle, tous les référés en matière sanitaire avaient jusque-là échoué. Elle pense «qu'il va y avoir des répercussions».

Une astreinte de 10.000 euros par jour

À l'audience, le 8 novembre, premier procès civil dans ce dossier, l'avocat des plaignants Jacques Lévy avait parlé de «véritable scandale sanitaire». «Certains ont vu leurs cheveux tomber, d'autres avaient des envies suicidaires, ou des problèmes gastriques», a énuméré Me Levy, affirmant que «dans les trois mois qui ont suivi la mise sur le marché de la nouvelle formule, plus de 9.000 patients ont fait un signalement de pharmacovigilance» pour dénoncer les troubles.

Dans le jugement, le tribunal ordonne à Merck de fournir à ces 25 malades, «par le biais des circuits de distribution et de commercialisation, sans délai» l'ancienne formule aujourd'hui dénommée Euthyrox. Il a assorti sa décision d'une astreinte de 10.000 euros par jour et par infraction constatée. «Les patients devront simplement se faire remettre une attestation du pharmacien s'il n'est pas en mesure de leur fournir le produit», a encore déclaré Me Lévy. «C'est une pression considérable pour les contraindre à livrer le produit». Lors de l'audience, le juge s'était transporté dans une pharmacie à proximité du tribunal pour constater l'absence de l'ancienne formulation du Levothyrox.

«C'est une décision qui concerne tellement de personnes», a lancé Sylvie Chereau, visiblement très émue. «On avait été tellement choqués de l'attitude de la ministre de la Santé», dit-elle en évoquant un «déni» de la souffrance des patients. «Il y a dans ce dossier des zones d'ombre qui nous dépassent», a encore estimé la jeune femme ne comprenant toujours pas pourquoi la France avait décidé l'abandon du Levothyrox, alors que l'ancienne formule du médicament est toujours disponible chez nos voisins européens.

Merck France va importer 200.000 boîtes supplémentaires

Réagissant à la décision du tribunal de Toulouse, le PDG de Merck France, Thierry Hulot, a annoncé mardi soir l'importation, d'ici la fin de l'année, de quelque 200.000 boîtes supplémentaires de l'ancienne formule du Levothyrox, à la demande de l'agence du médicament, «pour accompagner plus longtemps» les patients qui en ont besoin. «Il n'y a pas de problème d'approvisionnement que vous soyez sous la nouvelle formulation ou sous l'ancienne», a-t-il déclaré. Thierry Hulot a indiqué qu'il restait «encore 40.000 boîtes» d'Euthyrox, l'ancienne formule, sur le marché, «de quoi traiter 20.000 patients». «Où était donc l'urgence d'aller prendre une ordonnance en référé d'heure à heure pour 25 d'entre eux?», s'est demandé le PDG de Merck France, en annonçant son intention de faire appel du jugement de Toulouse. Il a cependant précisé qu'en attendant «le jugement d'appel», Merck mettrait «des mesures en place pour s'assurer que ces 25 patients aient bien accès au traitement».

Depuis sa mise sur le marché français, la nouvelle formule du Levothyrox a suscité plus de 300 plaintes, ce qui a conduit la justice à ouvrir une enquête. Des perquisitions ont eu lieu au siège de Merck à Lyon et au siège de l'ANSM, l'agence du médicament. À Lyon, une autre audience civile est prévue le mois prochain dans le cadre d'une action collective d'une centaine de malades. Face à la colère des patients, l'ancien médicament prescrit à 3 millions de personnes en France pour traiter des pathologies thyroïdiennes avait fait son retour début octobre dans les pharmacies françaises, mais en quantités limitées.

Il s'agit du premier jugement dans cette affaire, mais plusieurs procédures restent en cours. La dernière plainte en date a été déposée vendredi dernier pour non-assistance à personne en danger. Elle vise le laboratoire Merck mais aussi les ministres français de la Santé, Agnès Buzyn, et de l'Economie, Bruno Le Maire. La plaignante, elle-même sous Levothyrox et avocate au barreau d'Ajaccio (Corse), reproche à la ministre de la Santé Agnès Buzyn de n'avoir «pas su gérer la crise sanitaire» et au ministre de l'Économie Bruno Le Maire de ne pas «avoir essayé de transacter (sic) avec le laboratoire Merck».

 

Le Figaro 14 novembre 2017


Le laboratoire Merck condamné à fournir du Levothyrox ancienne formule

Vingt-cinq plaignants ont attaqué le fabricant de ce médicament de la thyroïde, dont la nouvelle version fait polémique à cause de ses effets secondaires. Le laboratoire a été condamné à fournir l'ancienne formule par le TGI de Toulouse, mardi. Il a fait appel.

Le juge s'était rendu lui-même en pharmacie. Et il n'y avait pas trouvé de boîte d'ancienne formule du Levothyrox, le médicament de la thyroïde sous le feu des critiques depuis son changement de composition, fin mars. Or, l'ex-pilule est censée être à nouveau disponible - en quantité limitée et sur ordonnance - depuis le 2 octobre.

Alors mardi, le tribunal de grande instance de Toulouse (Haute-Garonne) a condamné le laboratoire Merck à fournir « sans délai » le produit sous son ancienne forme pour les 25 plaignants de sa juridiction qui attaquaient Merck.

 

 

Si les associations de patients trépignent, le labo, lui, fulmine. « Qui est en charge de la police sanitaire en France ? Je suis perdu ! » nous souffle son patron, Thierry Hulot, bien décidé à faire appel de la décision de justice, comme nous le révélions dès mardi soir sur notre site.

« Aujourd'hui, j'ai un juge qui m'ordonne de donner à 25 patients l'ancienne formule, alors que mon autorité de tutelle, l'ANSM (NDLR : l'Agence nationale de sécurité du médicament), m'avait fait l'injonction de changer de formule, ce que nous avons fait, puis de finalement réintroduire des boîtes d'ancienne formule le temps que des alternatives thérapeutiques arrivent sur le marché. 198 000 boîtes ont ainsi été réintroduites en octobre et il en reste aujourd'hui environ 40 000 », explique-t-il.

Les alternatives vont mettre plus de temps que prévu

Oui, mais voilà, les patients qui souffrent d'importants effets secondaires (douleurs musculaires, perte de cheveux...) ont bien du mal à se procurer l'ancienne version.

La justice a tranché pour la Haute-Garonne, mais les boîtes viennent à manquer également ailleurs. « On a eu un peu de stock, 16 boîtes en tout, les deux premières semaines, et puis plus rien. Et encore, c'est parce qu'on appelait notre grossiste à 10 heures tapantes chaque matin pour faire des réservations. Une vraie bataille », témoigne Laurence Levaux, pharmacienne à Cuffies (Aisne). Certains de ses clients sont partis s'approvisionner en Italie, en Belgique ou en Suisse.

« Il y a 22 000 officines en France. Au regard de la situation d'urgence, des patients font effectivement parfois deux ou trois pharmacies avant de trouver le médicament », ne nie pas Thierry Hulot. Lundi, il a rencontré l'ANSM qui lui a indiqué que la mise en place des alternatives mettrait « plus de temps que prévu ». Merck annonce ainsi qu'il va importer 198 000 nouvelles boîtes à la fin de l'année, destinées aux personnes ayant déjà eu une première ordonnance pour revenir à l'ancienne formule.

Source Le Parisien 15 novembre 2017

 


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